Les artistes se concertent pour répondre aux inquiétudes concernant l’IA et les métavers

Une coalition d’artistes issus de diverses industries créatives s’est réunie pour répondre aux préoccupations croissantes concernant l’utilisation de l’intelligence artificielle (IA) dans l’art. Les outils d’IA devenant de plus en plus sophistiqués, les artistes s’inquiètent des dommages potentiels que cette technologie pourrait infliger à la communauté créative. En réponse à ces préoccupations, l’organisation de défense des droits numériques Fight for the Future, en collaboration avec le groupe syndical de l’industrie musicale United Musicians and Allied Workers, a lancé la campagne #AIdayofaction. Cette campagne exhorte le Congrès à empêcher les entreprises d’obtenir des droits d’auteur sur la musique et les œuvres d’art générées par l’IA, obligeant ainsi ces entreprises à impliquer des créateurs humains dans le processus de création.

L’appel à l’action contre l’empiètement de l’IA ne se limite pas à l’industrie musicale. Des artistes de différents domaines créatifs unissent leurs forces pour s’attaquer à ce problème. Lia Holland, directrice des campagnes et de la communication chez Fight for the Future, a déclaré que les artistes des différents médias devaient s’unir pour amplifier leur pouvoir collectif et répondre à ces préoccupations communes.

L’impact de l’IA sur les musiciens
Les musiciens, qui connaissent mieux les logiciels de production musicale et les outils d’IA tels que les boucles de batterie MIDI, sont les premiers à comprendre les avantages et les inconvénients potentiels de l’IA dans la musique. Alors que l’automatisation pourrait rationaliser certains aspects de leur travail, les musiciens craignent que les géants de l’industrie ne déposent des droits d’auteur sur la musique générée par l’IA et, par conséquent, ne les excluent du processus créatif. Les grandes maisons de disques craignent également que les modèles d’IA s’entraînent sur leurs catalogues musicaux et empiètent sur leur part de marché.

Spotify, par exemple, a récemment supprimé de sa plateforme des milliers de chansons générées par l’IA, mais a également lancé un DJ alimenté par l’IA qui sélectionne de la musique pour les auditeurs. Ces actions contradictoires démontrent la nature complexe de la conversation autour de l’IA et de son impact sur l’art.

Le besoin de collaboration et de protection
Les artistes, en particulier les créateurs indépendants, reconnaissent de plus en plus l’importance d’unir leurs forces, toutes disciplines confondues, pour s’opposer à l’exploitation potentielle causée par l’IA. Les artistes indépendants ont appris que leur voix est plus forte lorsqu’ils sont unis dans leurs efforts pour protéger leur travail.

Lors d’une récente table ronde organisée par la FTC, des représentants de diverses industries créatives se sont réunis pour discuter des implications de l’IA générative dans leurs domaines respectifs. Des inquiétudes ont été exprimées concernant les exigences de retrait qui permettent aux modèles d’IA d’utiliser par défaut les œuvres originales des artistes et la nécessité de mesures réglementaires globales dans le cadre de la législation existante sur le droit d’auteur.

Bien qu’il reste à voir si le Congrès prendra des mesures pour répondre à ces préoccupations, la FTC a fait preuve d’une profonde compréhension des risques associés à l’IA dans l’art et de l’importance de la collaboration entre les industries. La commissaire Rebecca Slaughter a souligné que si la technologie peut aider à créer de l’art, il s’agit fondamentalement d’une activité humaine qui ne peut pas remplacer la créativité humaine.

Alors que l’impact de l’IA sur les industries créatives continue de se développer, les artistes prennent des mesures proactives pour s’assurer que leur voix est entendue et que leur art et leurs moyens de subsistance sont protégés.

 

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